Les maisons hantées ne sont pas mortes

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Source : https://www.ladepeche.fr/

 

Les légendes sur les maisons hantées de la Ville rose se sont multipliées au cours du temps. À l'approche de la fête des morts, tour d'horizon entre mythes et réalité.

Existe-t-il des maisons hantées à Toulouse ? La question brûle les lèvres en ces temps automnales, alors qu'Halloween approche.

Au risque d'en décevoir plus d'un, il semble que les fantômes ne se plaisent pas chez nous. «Sur les huit cas de maisons hantées authentifiés au cours du XXe siècle en France, un seul se situe près de Toulouse, à Caraman», indique Yves Lignon, spécialiste des phénomènes paranormaux à Toulouse.

Pour cet expert, les maisons hantées existent, mais elles ne ressemblent en rien à celles que l'on peut voir dans les films d'horreurs. Oui, des objets se déplacent. Oui, des bruits bizarres sont identifiés. «Mais les gens qui en sont témoins n'ont pas peur. Ils sont mal à l'aise mais ils ne fuient pas la maison pour autant», explique Yves Lignon. Et pour cause, les maisons hantées ne seraient pas peuplées d'esprits malveillants. «On constate qu'à chaque fois qu'il y a ce genre de phénomène, une personne qui vit dans la maison a des ennuis d'ordre psychologiques», confie Yves Lignon. Dans le cas de la boucherie de Bordeaux, phénomène reconnu par les experts du paranormal, l'employé est amoureux de la bouchère. Dans celui de la maison située à Caraman, l'enfant a été changé d'école, à son grand regret. Si l'on suit le raisonnement du scientifique du paranormal, ces manifestations seraient donc une production, encore inexpliquée, de l'homme. Un genre de superpouvoir. «Une fois que le problème de cette personne est réglé, les troubles cessent», ajoute Yves Lignon.

SOS Fantôme

Ils sont donc une petite clique d'experts des maisons hantées. Le ToulousainYves Lignon, s'est imposé comme spécialiste du paranormal au cours des décennies en France. Au cours de sa carrière, il a étudié une centaine de cas de maisons soi-disant hantées. «Dans le lot, il y a beaucoup de faux et un peu de vrai», avoue Yves Lignon.

Elle court la rumeur

Peu importent les explications qui en sont faites. Cela n'empêche pas les rumeurs. Pendant des décennies, des bâtisses toulousaines ont attisé les fantasmes des habitants.

Le cas le plus frappant à Toulouse est celui de la maison située allée Feuga (voir p. 19). «Il suffit qu'une maison ait une sale gueule pour qu'elle ait la réputation d'être hantée», commente l'expert.

Mais si le spécialiste du paranormal fut un temps sollicité régulièrement par des témoignages de phénomènes étranges, il constate une nette diminution de ces requêtes. «La maison hantée est un univers virtuel, analyse-t-il. Aujourd'hui les gens trouvent cet univers sur des écrans.»


La maison du Pont Roguet

Parmi les cas de maisons hantées recensés à Toulouse, beaucoup ont sciemment été inventés par les occupants du moment. C'est le cas de la maison du Pont Roguet, bâtiment actuellement occupé par un centre de tri de la Poste sur l'avenue Etienne Billières à Toulouse.

En 1923, un journaliste est contacté par les habitants de cette maison. Dans la chambre de l'enfant, lorsqu'on pose des questions, des coups sont portés sur l'armature du lit. Les draps bougeraient également sans aide humaine.

Une équipe de chasseurs de fantôme est dépêchée. Ils placent une sonnette sous le lit de l'enfant et constatent que celle-ci sonne, la nuit.