L'Oniromancie : tout ce qu'il faut savoir

Oniromancie

 Le mot « oniromancie » vient du grec « oneiros » qui signifie songe et « manteia », signifiant divination. L'oniromancie un art divinatoire qui utilise les rêves comme support de prédictions.
 

Antérieure à l’astrologie, l’interprétation des rêves remonte à environ 3000 ans, voire 4000 ans avant J-C.

Cette discipline tenait une place prépondérante dans l’Egypte antique et la Grèce antique.

Selon la légende, les dieux auraient crée les songes pour délivrer leurs messages aux hommes.

Des temples s'adressaient spécialement à l'art des rêves.
 

Dans la Grèce Antique, des temples avaient été construits en hommage à Esculape qui symbolisait la divination onirique.
 

On le retrouvait aussi sous le nom du dieu Asclépios, fils d'Apollon, qui était représenté par un serpent, qui est un symbole emblématique de la médecine.
 

Et également sous le nom d'Ihmotep en Egypte, considéré comme le fondateur de la médecine égyptienne et appelé "celui qui vient en paix".
 

Le sujet pour avoir des rêves prémonitoires suivait une méthode très stricte avant d'aller dormir dans le temple. Avant le rêve, il y avait la période d'incubation. Durant cette période les sujets devaient suivre un régime alimentaire très strict sans viande, ni alcool. Ils devaient faire vœu d'abstinence également. Ensuite le corps était lavé à l'eau froide. S'ensuivait des rites s'adressant aux divinités. Le rêveur une fois recouvert d'huiles et de parfums, respirait une herbe magique pour mieux s'endormir. L'entrée du temple était interdite aux femmes enceintes et aux personnes malades. Le temple devait être protégé d'ondes perturbatrices.

Des statues s'élevaient sur le parvis du temple. Elles étaient spécialement dédiées aux dieux du sommeil et des rêves. Le rêveur allait s'endormir dans une grotte, c'est ici qu'était installé le dortoir. Deux serpents jaunes l'accompagnaient dans son sommeil.

Au réveil, le sujet obtenait les réponses à ses questions.
 

Au Bristish Muséum est exposé un papyrus sur lequel est expliquée la technique pour obtenir une vision de la part de Bès, le gardien du sommeil. Le mage préparait une encre spécialement conçue pour la prémonition. Du sang de vache était mélangé à du sang de pigeon et on y ajoutait de l'encre, de l'encens, du jus de mûre, de la myrrhe, de l'eau de pluie, du jus d'armoise, du sulfate de mercure et de la vesce.
 

Le voyant se munissait d'une bande de tissu noir consacré à Isis. Il l'enroulait autour de sa main gauche et l'autre autour du cou. Ensuite il s'éloignait pour aller dormir. Durant la nuit, Bès venait lui délivrer son message.
 

Platon considérait les songes comme un moyen d’« allier les cieux à la terre », tandis qu’Aristote y voyait les effets d’un ordre supérieur et divin.
 

Le premier grand traité sur l'interprétation des rêves date du IIe siècle de notre ère. Il a été écrit par Artémidore de Daldis, un écrivain et oniromancien, originaire d’Ephèse. Son ouvrage, intitulé Onirocriticon, condense tout le savoir antique sur la divination par le rêve et servira durant des siècles d’ouvrage de référence sur la question.
 

Le rêve fait partie intégrante de notre vie. Il est un guide précieux. C’est là que repose tout l’art de l’oniromancie. Cette interprétation met le subconscient, l’inconscient et le conscient en relation et les amène à communiquer.

 

articl propose par Jessy M-R #solenne