Une religieuse crucifiée dans un monastère

Croix

L’histoire est à peine croyable et fait frémir. Elle vient pourtant de se dérouler dans un pays européen. Une jeune religieuse roumaine est décédée hier des suites de ses blessures au monastère orthodoxe « Sainte Trinité » de Tanacu, au nord-est du pays.

Elle avait été crucifiée le 13 juin par un prêtre et quatre autres sœurs qui l’accusaient d’être «possédée par le diable.»

Âgée de 23 ans, Maricica Cornici a été retrouvée morte, enchaînée et bâillonnée sur une croix par le service de secours qui avait été alerté par d’autres religieuses.

Selon la police, la victime avait été, dans un premier temps, séquestrée dans une annexe du monastère où elle est demeurée, les pieds et les mains liés, sans eau ni nourriture pendant plusieurs jours avant de subir son atroce calvaire.

Le pope et les quatre sœurs, interrogés sur leur crime, ont déclaré avoir voulu exorciser la victime.

Le Supérieur du monastère de Tanacu, Mgr Daniel, a quant à lui affirmé à propos de cette méthode sanglante que « d’un point de vue religieux, tout ce que nous avons fait est très correct ». Incroyable déclaration.

 

La jeune sœur avait rejoint ce monastère il y a à peine trois mois, après avoir rendu visite à une amie, également religieuse.

Mgr Vitalie Danciu, le Supérieur du monastère de Golia, voisin de celui de Tanacu, a qualifié cette crucifixion « d’inexcusable » avant d’expliquer, révolté : « Dans la religion orthodoxe, on n’exorcise pas en commettant un crime ».

Un porte-parole du Patriarcat orthodoxe à Bucarest, Bogdan Teleanu, a, pour sa part, estimé qu’il ne pouvait pas juger cet acte, ne sachant pas « ce que cette fille a fait ».

Ce religieux de haut rang n’est nullement choqué par le châtiment criminel infligé à la jeune religieuse, s’interrogeant seulement sur les mobiles. Une attitude proprement hallucinante.