Un couvre-feu instauré à cause d’un esprit maléfique qui se répand sur WhatsApp

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Crédits : Pixabay

Source : https://www.ulyces.co

 

À Pajarito, une municipalité colombienne au nord-est de Bogotá, le maire a récemment déclaré un couvre-feu interdisant aux jeunes de moins de 17 ans de se rassembler dans des lieux publics entre 19 heures et 5 heures du matin. La raison ? Les protéger des mauvais esprits qui se répandraient selon lui à travers WhatsApp, rapportait El Tiempo le 21 novembre.

Depuis la fin de semaine dernière, les autorités de la ville ont enregistré au moins 14 cas d’adolescents présentant des comportements étranges, notamment des menaces de suicide mais aussi des évanouissements et des changements inexpliqués de voix.

Comme la plupart des jeunes, toutes ces victimes utilisent apparemment l’application de messagerie WhatsApp, et des rumeurs ont commencé à circuler dans la petite ville selon lesquelles des esprits pervers se propageant dans l’application seraient à l’origine de ces comportement inhabituels. C’est donc pour protéger ces jeunes qu’Inocencio Perez, le maire, a décidé de mettre en place ce couvre-feu, après en avoir discuté avec la police locale, des assistants juridiques et des psychologues.

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Une rue de Pajarito

« J’ai pris cette décision sur la base des cas alarmants qui m’ont été présentés. Certains enfants disaient qu’ils allaient se suicider, qu’ils allaient sauter d’un pont, ils parlaient de manière incohérente », a déclaré le maire. Et d’ajouter : « Pour protéger la vie et l’intégrité des enfants et des adolescents de la municipalité de Pajarito, ils ne seront pas autorisés à se rendre dans des lieux publics durant ces heures, sauf accompagnés de leurs parents ou de leur tuteur. » Sans surprise, cette mesure l’a rendu impopulaire auprès des jeunes de la ville.

Mais Perez explique qu’il peut vivre avec, si cela leur évite de faire des bêtises. Si ces derniers sont repérés dehors durant les heures interdites, ce sont leurs parents qui écoperont d’une amende. Certains l’ont remercié, d’autres se rangeront probablement du côté des jeunes mécontents. Le rapport avec WhatsApp n’est évident pour personne, en revanche.