Ces scien­ti­fiques ont créé le premier orga­nisme vivant à l’ADN 100 % modi­fié

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Source : https://www.ulyces.co

 

D’après une étude publiée dans la revue scien­ti­fique Nature Research le 15 mai, des cher­cheurs du labo­ra­toire de biolo­gie molé­cu­laire de l’uni­ver­sité de Cambridge, en Angle­terre, ont créé le tout premier orga­nisme vivant doté d’un ADN entiè­re­ment synthé­tique, rapporte le Guar­dian.

Pendant deux ans, les cher­cheurs britan­niques ont séquencé et altéré en profon­deur le génome de colo­nies de bacté­ries E. coli. Après 18 000 modi­fi­ca­tions du génome, ils sont parve­nus à créer de nouvelles cellules du microbe dotées d’un ADN entiè­re­ment modi­fié. « Nous ne savions pas s’il était possible de créer un génome de cette taille, ni s’il était possible de le modi­fier autant », explique Jason Chin, un des auteurs de l’étude.

De telles formes de vie pour­raient nous être extrê­me­ment utiles. Ces orga­nismes étant dotés d’un ADN diffé­rent, ils se montre­raient beau­coup plus résis­tants aux virus, qui auraient du mal à se propa­ger à l’in­té­rieur d’eux. Une pers­pec­tive réjouis­sante pour l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique, qui utilise les bacté­ries E. coli pour tester l’ef­fi­ca­cité de trai­te­ments contre les mala­dies cardiaques, les cancers, la sclé­rose en plaques et d’autres mala­dies.

Hélas, il n’est pas rare que des cycles de produc­tion entiers soient détruits à cause d’une conta­mi­na­tion des cultures bacté­riennes par des virus. Ces nouveaux orga­nismes à l’ADN 100 % synthé­tique sont ainsi la promesse d’un gain de temps et d’argent précieux pour la recherche médi­cale.