Ces scien­ti­fiques déve­loppent un maté­riau ultra­lé­ger pour terra­for­mer Mars

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Source : https://www.ulyces.co

 

Dans une étude publiée le 15 juillet, des scien­ti­fiques suggèrent que les aéro­gels, les solides les plus légers connus, pour­raient aider à géné­rer des zones habi­tables sur Mars, rapporte Gizmodo. Ces maté­riaux sont consti­tués à 99,8 % d’air, ce qui leur donne cet aspect irréel de fumée-gelée. « Nous pour­rions créer des condi­tions habi­tables sur Mars de notre vivant, et non dans les siècles à venir », certi­fie Robin Word­sworth, prin­ci­pal auteur de l’étude et scien­ti­fique en sciences plané­taires à l’uni­ver­sité Harvard.

Actuel­le­ment, la surface de Mars est trop froide pour que l’eau, essen­tielle au déve­lop­pe­ment la vie, y demeure liquide. Et son atmo­sphère est trop mince pour proté­ger les cultures de torrents de rayons ultra­vio­lets mortels. Les scien­ti­fiques proposent depuis des années des stra­té­gies variées pour rendre la planète rouge habi­table, mais la plupart de ces projets de « terra­for­ma­tion » sont irréa­li­sables avec les tech­no­lo­gies actuelles.

Crédits : Kevin Baird / Flickr

Le Pr Word­sworth garan­tit pour sa part qu’on pour­rait utili­ser des aéro­gels produits à partir de silice, la substance qui consti­tue le verre. Placés en dôme à la surface de Mars, ils seraient capables de capter la chaleur du soleil tout en bloquant les rayons ultra­vio­lets, créant des bulles habi­tables par les humains.

L’étude montre égale­ment que la pose d’une couche d’aé­ro­gel de silice de 2,5 centi­mètres d’épais­seur dans les régions glacées de la planète, comme une fine couver­ture trans­lu­cide, pour­rait aider à conser­ver l’eau sous forme liquide. Les cher­cheurs ont enfin constaté qu’une quan­tité suffi­sante de lumière pouvait traver­ser la couche d’aé­ro­gel pour permettre la photo­syn­thèse. Ces boucliers d’aé­ro­gel pour­raient ainsi proté­ger les cultures et la vie végé­tale.

Les scien­ti­fiques plani­fient désor­mais de tester leurs maté­riaux dans des envi­ron­ne­ments hostiles sur Terre tels que le désert d’Ata­cama au Chili et les vallées sèches de l’An­tar­c­tique. « Ce sont les zones de la Terre les plus proches des condi­tions simi­laires à celles de Mars », explique Robin Word­sworth.