Célèbes, l'île où la mort n'est pas un adieu !

Sourire de mort 327887

PHOTOGRAPHIE DE BRIAN LEHMANN

Source : https://www.nationalgeographic.fr

 

Un membre de la famille ajuste les lunettes de Tappang Rara, décédé en 2006, à 65 ans.

Dans une région reculée d’Indonésie, les morts et leurs dépouilles font toujours partie de la famille. Et ils ont sans doute quelque chose à nous apprendre.

 

Defunt porte bonheur 327887

PHOTOGRAPHIE DE BRIAN LEHMANN

Debora Maupa est décédée en 2009, à 73 ans. Ses proches vérifient son corps. Un mort bien préservé (grâce à une solution aqueuse d’aldéhyde formique) est censé porter chance.

 

Seulement malade 327888

PHOTOGRAPHIE DE BRIAN LEHMANN

Près de Rantepao, sur l’île de Célèbres, ses sœurs et cousins entourent Syarhrini Tania Tiranda, morte la veille à 3 ans. Ils la touchent et lui parlent. Pour eux, elle n’est que to makuka’ - “malade”.

 

Presence continue 327882

PHOTOGRAPHIE DE BRIAN LEHMANN

Risma Paembonan apporte le dîner de sa belle-mère, décédée voilà deux semaines. L’ethnie toraja chérit le temps où les défunts restent chez eux. “Je ne suis pas triste, car elle est encore avec nous”, dit une autre femme au sujet de sa mère, à la maison plus d’un an après sa mort.

 

Un mort de premiere classe 327881

PHOTOGRAPHIE DE BRIAN LEHMANN

La famille de Pangkung Rante Rante met en place le corps de l’ancêtre, censé être décédé à l’âge de 115 ans, pour l’honorer. Une pratique rare, observée seulement par les familles des classes élevées.

 

Buffles sacrificiels 327885

PHOTOGRAPHIE DE BRIAN LEHMANN

Chez les Torajas, les buffles sont élevés pour le sacrifice. Les garçons (et parfois les filles) s’occupent d’eux avec affection et fierté. Les animaux sont tués d’un coup de machette sur la jugulaire lors de l’enterrement. Le prestige dépend du nombre de buffles sacrifiés.

 

Buffles sacrificiels 327886

PHOTOGRAPHIE DE BRIAN LEHMANN

Tini Patiung s’effondre au moment où un groupe d’hommes s’apprête à inhumer sa mère, Ester Patiung, décédée dix mois auparavant, à l’âge de 62 ans. Le corps est resté dans la maison familiale en attendant les décisions sur la cérémonie funéraire.

 

Reunion de famille 327880

PHOTOGRAPHIE DE BRIAN LEHMANN

Bartolomeus Bunga soulève le corps de sa mère, disparue en 2011, tandis que le petit-fils de la défunte lève gaiement les pouces. Plus de la moitié des Torajas vivant loin de leurs terres, les funérailles sont l’occasion de réunir la famille.