Le village de Germignac (17) prédisposé à des phénomènes paranormaux ?

C est dans cette maison aux volets fermes que se seraient produits d etranges bruits

Source : http://www.sudouest.fr/

 

Dans un hameau discret se trouve l’ancienne maison de Henri P. De 1984 à 1998, des bruits étranges ont parcouru le plafond, créant frayeurs, mystères et médiatisation. Récit.

Germignac, petit bourg tranquille de Saintonge, aurait-il une prédisposition à attirer les phénomènes paranormaux ? En tous les cas, on y recense au moins deux histoires originales qui ont défrayé la chronique en leur temps. La première nous emmène dans un hameau à quelques centaines de mètres du cœur du village et de ses 500 âmes. Nous savions simplement qu’une maison avait été le théâtre de bruits étranges. Restait à identifier la dite maison et le couple l’habitant. Nous faisons mouche en discutant avec une employée de la mairie.

En arrivant au fameux croisement qui nous a été indiqué, une centaine de mètres reste à parcourir. Une première boîte aux lettres indique Monsieur P..

Frein à main, voiture garée sur le bas-côté. Après quelques échanges cordiaux, Dominique P. indique qu’il est le neveu d’Henri P. et que la maison de son oncle est un peu plus bas. Et là, à sa fenêtre, apparaît Pierrette, la belle-sœur d’Henri et mère de Dominique : « Y’a eu des émissions à la télé sur la maison, insiste-t-elle. Je ne sais plus où sont les cassettes vidéos. » On ne repartira malheureusement pas avec. Mais on apprend toutefois que la maison a été revendue à des Anglais et que Madeleine et Henri ont divorcé depuis près de quinze ans. Mais Henri et sa nouvelle épouse habitent la maison jouxtant l’ancienne.

Dans cette maison du XIXe rénovée, Sylviane P. nous reçoit un peu sur la défensive : « J’ai habité cette maison près de quatre ans, je n’ai jamais entendu le moindre bruit. Je n’y crois pas. La dame (NDLR : Madeleine, la première épouse d’Henri) était, elle, convaincue, qu’il y avait quelque chose dans cette maison.

Henri est hésitant, son sentiment n’est pas si tranché car ces craquements dans le plafond, ils les a entendus pendant quatorze ans. « Plein de monde est venu ici pour essayer de constater ces étranges bruits, mais aussitôt que quelqu’un venait, il n’y avait plus rien, se rappelle le septuagénaire. Une fois, les gendarmes ont écouté pendant deux heures, à peine avaient-ils quitté la maison qu’il y a eu une déflagration. À vous rendre fou, je vous dis. » Ces bruits intervenaient n’importe quand. Henri les décrit comme « des cliquetis d’interrupteur », parfois plus forts faisant carrément penser « à une déflagration de grenade ».

Des médiums de tous bords, des curés, des exorcistes se sont également relayés dans ce lieu « hanté ». Mais rien. « Un jour, il y en a un qui m’a proposé ses services. Il aurait senti plein de choses. Mais je ne l’ai pas fait revenir parce qu’à la deuxième séance, il fallait casquer. »

Craquements

Un autre médium l’avait surpris. En arpentant la maison, il avait ressenti qu’une personne était décédée à un endroit précis du sous-sol. « Il avait vu juste, ma mère était morte en mars 1984 exactement là où le médium l’a annoncé, au mois de mars 1984 », indique Henri. Hasard du calendrier, les « bruits » ont commencé à se faire entendre à partir de cette période et ce pendant les quatorze années qui ont suivi.

Madeleine, persuadée de cette présence paranormale, avait alerté les médias. Pradel, " Mystères ", Henri ne sait plus très bien, mais les caméras de la télévision ont posé leurs trépieds dans son jardin. Michel Lachaize, le premier magistrat de Germignac, qui avait passé quelques heures dans « la » maison, se souvient. « Je n’avais rien vu, rien entendu, confie-t-il. C’est Mme P. qui était persuadée qu’il y avait quelque chose. À partir du moment où elle s’était exprimée à la télévision, ça avait pris des proportions plus importantes, son histoire était diffusée, rediffusée. Elle s’était montrée convaincante ». Pour les sceptiques, comme le maire ou Sylviane P., ses craquements sont le fruit de contorsion de la charpente du toit. Rien de plus.

Enfin, Henri avance une dernière hypothèse : « C’était peut-être un coup de mon frère. Parfois, il me demandait : "As-tu bien dormi cette nuit ? " » De là à penser que c’était lui l’auteur des craquements et autres bruits insolites…

(1) P. étant la premièr e lettre du nom de famille dont nous avions seulement connaissance. Pour les besoins de l’article, nous avons maintenu cet anonymat.