L'HISTOIRE DE HOYMILLE

Hoymille

 

L'HISTOIRE DE HOYMILLE


Hoymille est un village à côté de Bergues (souvenez-vous les Ch'tis). Fin 1930, début 1940 (dates qui ne sont pas anodines), le village connait un lègère expension. En effet, en 1930 Hoymille compte une population d'environ 390 habitants, dont de nombreux jardiniers et agriculteurs. En 1940, une dizaine de cafés font commerce, et la population passe à 404 habitants. C'est d'ailleurs cette année là, vers mai 1940, que la région connait une inondation. En 1953, la population baisse et ne compte plus que 385 habitants. Il faut attendre les années 1960 pour voir Hoymille devenir grand: la construction de lotissements de maisons individuelles fait croître considérablement la population qui passe en l'espace de 20 ans d'à peine 400 habitants à 2934!

Voilà un petit historique qui se veut surtout démographique. Les données ont été trouvées sur le site officiel de Hoymille. Cependant, nous ne trouvons aucun élément relatif à la maison de Hoymille, qui se situe en retrait d'une large population, cachée au beau milieu des arbres. C'est en cherchant mieux sur la toile que nous trouvons d'autres informations: la maison a été construite dans les années 1930. Elle est bâtie à l'emplacement d'une redoute, le fort lapin, qui venait d'être vendue par l'armée. Un monument devenu historique donc, mais qui devrait être détruit car revendu à la commune selon une source sur un forum d'âout 2011...

 

MAIS REVENONS EN À AUJOURD'HUI

Soit disant abandonnée depuis 22 ans, une jeune fille serait morte dans la cave de la maison. D'ailleurs, il y aurait encore de l'eau dans la cave (un lien entre la mort de la jeune fille et les inondations de 1940?). Parmis les ouvriers venus retaper la maison, deux auraient eu un accident mortel. Moralité, personne ne veut y faire des travaux et elle reste en l'état. Certains qui s'y sont rendus y ont entendu des bruits: cris, pas... le grand classique. Nous devions donc aller voir ça de plus près pour vous livrer notre ressenti.

Départ direction Bergues, avec pour seul matos deux petites lampes de poche et un appareil photo de faible qualité. Tant pis, cela fera l'affaire. Après une escale à Bergues (et une bonne frite pour se remplir l'estomac ;)), c'est avec facilité que nous arrivons à Hoymille. Nous traversons une sorte de canal qui nous mène aux rues proches de la maison. Seulement, impossible de trouver la maison, le GPS nous fait tourner en rond. Nous reprennons la direction du canal, puis nous tournons à gauche. Le long de la route qui longe le canal, on peut appercevoir à notre gauche comme une petite forêt, un terrain couvert d'arbres. En regardant bien à travers, la maison de Hoymille est là.

 

Quelle impression! En voyant la maison mon coeur s'emballe. Cela ne m'empêche pas de faire demi-tour, et de garer la voiture avenue Vauban (arrêtez-moi si je me trompe). Nous partons en direction de la maison. Il nous suffit pour cela de longer le chemin le long du canal. On peut observer des maisons fraichement construites sur notre gauche (et donc à seulement quelques mètres du domaine qui nous interesse). Qu'à cela ne tienne! Nous arrivons face à un grand portail fermé, avec un permis de construire de Juin 2011 collé dessus (sans doute les maisons que nous venons de voir, car il n'y a aucun chantier derrière le portail).
 

Cela ne nous arrête pas puisque nous pouvons passer sur le côté. Mais à cet instant, une peur nous envahit, la vue de la maison effraie. Nous ne voyons pourtant qu'une petite dépendance à cet instant (une serre sans doute). Tout est recouvert d'arbres. Nous franchissons alors le domaine.


Passé une sorte de pont, nous avançons le long d'un petit chemin qui mène à la maison. Elle nous apparait alors, quelques mètres plus loin... Nous avons la même sensation: une opression qui nous force à ralentir. Cela devient presque impossible d'avancer vers la maison, comme si quelque chose nous empêchait d'aller plus loin. Mes battements cardiaques s'amplifient, cela est presque insupportable. Mais peut-être est ce simplement la peur? Il devient difficile d'analyser nos ressentis alors que cette sensation était absente lors de notre virée à Hem. C'est avec quelques efforts que nous approchons enfin de l'entrée de la maison qui semble être devenue un squat.


La peur s'amenuise, mais lors de la visite certains lieux restent impressionnants: l'étage notamment. A cet endroit, nous avançons doucement car une bonne partie du plancher s'est effondré.

 

 

source internet : témoignage