La Santa Muerte, la « Dame des Ombres » au Mexique

Santa muerte

 

La Santa Muerte est une sainte dites « païenne » (mais qui reste proche du rite catholique) présente au Mexique, souvent rejetée et dépréciée par les catholiques à cause de son côté malsain : une sainte se devant à leurs yeux de représenter la vie et non la mort.

 

Histoire et légende :

Beaucoup ne sont pas tout à fait d’accord sur son origine mais la plus connue reste celle-ci :

la croyance datent de l’époque pré-hispanique, avec Mictlantecuhtli et Mictecacihuatl ( à vos souhaits !!!! ) , dieu et déesse de la mort, l’obscurité et le Mictlan « le royaume des morts ». Les hommes et les femmes qui mouraient de causes naturelles s’y rendaient, mais le chemin n’était pas facile d’accès. Avant de se présenter devant le dieu et la déesse de la mort, il fallait passer par de nombreux obstacles : des pierres qui s’entrechoquent, des déserts et des collines, un crocodile appelé Xochitonal, un vent de pierres tranchantes d’obsidienne, et une rivière abondante que le mort traversait avec l’aide d’un chien qui était sacrifié le jour de ses obsèques.

A savoir que, La mort occupe une place très importante dans la culture populaire mexicaine. La tête de mort, loin d’être un symbole macabre,  est festive !

La dévotion à Santa Muerte était à une période pratiquée en privé. La pratique a commencé à évoluer lorsque les fidèles dans le quartier populaire de Tepito, à Mexico City, ont commencé à placer des icônes de Santa Muerte dans la rue. Aujourd’hui, cette dévotion est pratiquée à travers tout le pays et aux États-Unis dans les communautés hispaniques. De nombreuses chapelles fleurissent dans ces villes.

Les mexicains  prient la Santa Muerte dans les cas désespérés, c’est-à-dire quand les recours à Dieu, à la Vierge, à Jésus ou à d’autres saints n’ont pas obtenu les résultats espérés.

 

Les personnes gravement malades ou handicapées, les pauvres, les prisonniers, les victimes de l’injustice, les marginaux ou les exclus l’invoquent ainsi que ceux qui cherchent un emploi ou la protection du foyer, bref, tous ceux qui sont dans des situations intenables ou inextricables: pris dans la drogue, le crime, la délinquance, les rivalités. Souvent décriée comme et connu comme la sainte des narco trafiquants, des junkies, des prostituées et des kidnappeurs .

Sa représentation :

Cette «  sainte »  est représentée le plus souvent  par un squelette féminin, couvert d’une tunique de couleur recouvrant également sa tête, et tenant d’une main :

Une faux car la faux utilisée pour la culture des champs, notamment pour la récolte, qui représente la justice implacable, c’est la nature elle-même qui nous impose de mourir un jour pour clôturer le cycle mis en place au moment de la naissance et c’est sous la faux que tout se termine, c’est l’instrument par lequel la Santa Muerte coupe le chemin de la vie

Et de l’autre :

Le monde,  cela indique que la Santa (et la mort) n’a pas de frontières, qu’elle est et existe en tout lieu et ne fait pas de différence entre les hommes qui peuplent la terre. La terre entière est à elle et repose dans le creux de sa main

On trouve aussi à ses pieds :

Une balance, cet objet est une allusion claire à l’équité, à la justice et à l’impartialité.

Sous sa forme féminine, la Santa Muerte est revêtue d’une longue robe blanche et porte une couronne en or sur sa tête.

Le vêtement a une importance fondamentale, les couleurs principales sont :

  1. Le rouge lorsqu’on lui demande chance en amour,
  2. L’or renvoient à l’argent,
  3. Le blanc favorise le processus de rachat pour des personnes qui ont commis des délits,
  4. Le noir pour la force et le pouvoir,
  5. le marron pour ouvrir les chemins,
  6. le jaune pour porter chance,
  7. le vert pour maintenir unis les êtres aimés,

Mais, Habillée de toutes les couleurs elle est nommée la Santa de Siete potencias.

Cette tunique colorée représente la forme par laquelle nous cachons notre véritable apparence derrière une autre. Ainsi, de même que le tissu cache le squelette, qui est le corps de la Santa Muerte, notre chair dissimule ce que nous portons vraiment à l’intérieur, l’essence même de notre humanité, que nous essayons de déguiser.

L’opinion de l’église face au culte de la Santa Muerte :

Bien que Le culte de la Santa Muerte lui-même n’est pas mortifère, car il est orienté vers la vie et la libération. L’église catholique condamne et malmène cette dévotion à la Santa, décrétant que tout rite fait pour elle, est considérée comme acte diabolique et que toute prière adressée à elle est un péché.

 

source:https://www.funeraire-info.fr