Le couple Ruda est il un couple satanique?

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Adeptes du satanisme, Manuela et Daniel Ruda, deux Allemands, rêvaient de se métamorphoser en vampires. Mais pour cela, il leur fallait sacrifier une victime humaine à Satan. Et les voilà se métamorphosant en meurtriers. Lors du procès, à aucun moment ils n’éprouvèrent du remords, car c’était le Diable en personne qui avait exigé ce sacrifice. Effrayante histoire que celle de ce couple sataniste…

 

 

Le couple Ruda

Pourquoi vous parler de Manuela et Daniel Ruda, ces deux satanistes (et qui ne s’en cachaient pas) qui rêvaient de devenir des vampires ? Parce que leur histoire a fait l’objet d’un procès pour meurtre en 2001. En effet, Daniel et Manuela Ruda ont tué Franck Hackert en lui assénant plusieurs coups de couteau, un meurtre rituel, une offrande à Satan. Et les détails dévoilés lors du procès ont permis de comprendre la vie de ce couple sataniste qui dormait dans les cimetières et participait à des messes noires.

 

Remontons les années pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé. Nous sommes en 1996. Manuela a 17 ans. Elle est née à Witten, une ville de Rhénanie-du-Nord, en Allemagne. Attirée par l’occulte, elle rêve de se rendre en Écosse et de visiter les châteaux hantés. Ce qu’elle fait en cette année 1996. Manuela se rend à Édimbourg et visite les vieilles ruines et les cimetières.

Un jour, alors qu’elle visite l’île de Skye, elle rencontre Tom Leppard, un personnage atypique, un sexagénaire au corps tatoué d’un immense léopard et qui vit en ermite dans une grotte. Tom Leppard est en fait un sorcier et c’est lui qui va initier Manuela au satanisme. Et tout en continuant à rendre visite au sexagénaire, Manuela travaille dans un hôtel pour payer sa nourriture et ses frais d’hébergement. Parfois, le goût du sang se fait si fort que la jeune femme n’hésite pas à offrir son corps à ceux qui lui promettent de lui laisser boire un peu de leur sang.

Et c’est donc là, en Écosse, que Manuela comprend qu’elle rêve de devenir une vampire, qu’elle découvre le satanisme. Une nuit, elle demande à être placée dans un cercueil et enterrée dans une crypte, afin de mourir et de ressusciter. Et dans son esprit torturé, elle pense vraiment avoir perdu la vie et être revenue à la vie.

 

Manuela passe six mois en Écosse avant de se rendre à Londres. Là, elle travaille comme serveuse dans un pub et rencontre d’autres amateurs de satanisme avec qui elle se lie d’amitié. Mais elle sait qu’elle ne pourra pas rester éternellement à Londres et donc, elle est obligée de retourner en Allemagne et s’installe à Bochum, l’une des vingt plus grandes villes d’Allemagne.

Un jour, elle tombe sur une annonce dans un journal de heavy métal qui va titiller sa curiosité : « Vampire aux cheveux noirs cherche sa princesse des ténèbres décidée à tirer un trait sur les humains et leurs lois ». Aussitôt, Manuela répond à cette annonce, et quelques jours plus tard, elle fait la rencontre de Daniel Ruda, un beau garçon de 20 ans. Ce dernier est aussi un adepte de satanisme et très vite, il entraîne la jeune femme chez lui. Là, le couple fait l’amour au milieu de l’appartement de Daniel décoré de poignards, de crucifix inversés, d’un cercueil capitonné de rouge, de chaînes et de fouets, et de murs peints en noir.

Mais cette décoration n’émeut pas Manuela qui partage la même passion que Daniel pour le satanisme et lesvampires. Et Manuela était certainement la « princesse des ténèbres » tant recherchée par Daniel. D’ailleurs, Manuela s’était fait limer les deux dents, puis arracher deux prémolaires par un dentiste et fait poser deux « crocs » amovibles, pour ressembler à un vampire et mieux vampiriser ses amants de passage. Avec ses deux crocs, elle affirmait avoir appris à boire du sang humain sans percer une artère.

Pour le couple, le coup de foudre est immédiat. Ils se marient le 6 juillet 2001, le sixième jour du sixième mois afin d’honorer le nombre de la bête, 666. Et c’est aussi ce même jour qu’ils reçoivent l’ordre, d’après leurs dires, d’offrir un sacrifice humain à Satan. Car, peu à peu, leurs délires deviennent de plus en plus intenses. Ils se mettent à tuer des chats, des chiens, fréquentent le milieu gothique allemand, font l’amour dans leur cercueil, se déguisent en vampire, dessinent sur leur corps des symboliques sataniques, font des rituels…

 

 

Le meurtre

6 juillet 2001. Cela fait maintenant quatre ans que Manuela et Daniel sont ensemble, qu’ils partagent le même délire, qu’ils sacrifient des animaux et boivent du sang. Ils se sont mariés et en ce jour si symbolique, ils reçoivent l’ordre de Satan de sacrifier un humain afin de devenir vampires. Mais qui tuer ? Qui sacrifier à Satan ?

 

Daniel Ruda pense à un collègue à lui, un homme de 33 ans qui travaille dans la même entreprise que lui, Frank Hackert. Cet homme devient la victime idéale, le sacrifice idéal.

Franck Hackert a été décrit comme quelqu’un de discret, gentil, qui aimait écouter les Beatles, ayant de l’humour, toujours de bonne humeur. C’est d’ailleurs pour cette qualité que Daniel l’avait choisi, car comme il avait déclaré lors de son procès, Franck Hackert était « tellement drôle qu’il était le bouffon parfait pour Satan ».

Et donc ce fameux 6 juillet 2001, le couple démoniaque invite à dîner Franck Hackert. L’ambiance est détenue, Franck fait des blagues tout en buvant plusieurs verres d’apéritifs. Il s’apprête à savourer un gaspacho cuisiné par Manuela, lorsque soudain Daniel surgit devant lui, vêtu d’une cape noire et d’un masque effrayant, le corps dessiné par des symboles sataniques, tenant un marteau dans sa main droite. Daniel se jette sur lui et lui assène trois coups de marteau sur le crâne. Franck s’écroule en gémissant. Il est encore conscient. Il voit Manuela, qui elle aussi a revêtu une cape noire et dont le visage porte un masque hideux, tenant un long couteau dans la main et en donner un autre à Daniel. Franck frissonne. Il est incapable de crier, incapable de bouger, sa vision est floue, mais il sait qu’il va mourir.

Manuela et Daniel Ruda se jettent sur lui et lui assènent plus de soixante coups de couteau. Du sang gicle partout. Manuela et Daniel se vautrent dans le sang. Une fois leur victime morte, ils l’allongent sur la table, le déshabillent et boivent son sang. Manuela plante une lame dans le torse du cadavre et Daniel découpe un pentagramme dans le ventre du mort. Puis, ils couchent le cadavre près du cercueil, et Manuella se déshabille et frotte son corps nu contre celui sans vie de Franck Hackert. Puis elle s’allonge dans le cercueil, à côté du mort et appelle Daniel qui vient lui faire l’amour.

Pendant trois jours, le couple satanique va se terrer dans l’appartement, à contempler le cadavre qui se décompose. Bientôt, l’odeur devient pestilentielle. Manuela et Daniel savent que la police débarquera chez eux tôt ou tard, car la double absence de Franck et Daniel au travail finira par éveiller les soupçons et la police remontera alors jusqu’à eux. Au troisième jour, Manuela et Daniel décident enfin de sortir de chez eux. Ils retirent de l’argent liquide dans un distributeur, et décident de fuir la ville à bord de leur voiture. Mais, l’odeur pestilentielle qui se dégage de l’appartement va attirer l’attention des voisins, qui appellent la police. Et lorsqu’elle arrive sur place, elle va découvrir l’impensable.

 

 

L’enquête et le procès

La porte de l’appartement des Ruda est forcée deux jours après leur départ. Les policiers découvrent alors le cadavre de Franck Hackert. L’état de décomposition est déjà bien avancé. L’horreur est à son comble : l’appartement ressemble à un temple satanique, avec ce cercueil qui trône à côté du lit, ses murs peints en noirs, ses crucifix à l’envers…

 

Aussitôt, un mandat d’arrêt est lancé dans tout le pays pour retrouver Manuela et Franck Ruda. Et le couple sera retrouvé une semaine après le début de leur cavale, dans une station-service proche de la ville de Jena. Ni l’un ni l’autre n’éprouvent le moindre remords. Au contraire, ils clament qu’ils ne sont pas des meurtriers et qu’ils n’ont fait qu’exécuter des ordres venant d’une puissance supérieure, des ordres venant de Satan. Ils ajoutent qu’à l’heure actuelle, Franck devrait être heureux, puisque lui aussi a rejoint Satan.

Ces propos choquent les enquêteurs et font douter de leur équilibre mental. Le juge d’instruction va charger un psychiatre d’évaluer l’état mental des deux suspects. Le psychiatre va confirmer que tous deux souffrent de profonds troubles de la personnalité, mais qu’ils sont conscients de leurs actes et donc aptes à être jugés.

Le procès de Manuela et Daniel Ruda, alors âgés de 23 et 26 ans, s’ouvre au début du mois de janvier 2002. Dans la salle, les parents et amis de la victime attendent des explications, mais dès le premier jour, les accusés se mettent à ricaner, à se moquer d’eux, à proférer des injures à leur encore et même à faire des bras d’honneur. L’ambiance est électrique, les accusés exécrables.

Lors du procès, les faits sont repris un par un. Manuela et Daniel Ruda ne nient pas les faits, ils ont poignardé à mort Franck Hackert et n’éprouvent aucun remords. Ils disent que c’est Satan lui-même qui a commandé cemeurtre, et qu’ils n’ont fait qu’obéir au « Prince des Ténèbres ». Le médecin légiste confirme que Franck Hacket a été poignardé 66 fois et qu’un pentagramme a été gravé sur son torse après sa mort. Les Ruda ajoutent qu’ils ont bu son sang avant de prendre la fuite.

L’affaire est surréaliste. Confrontés à l’horreur pure, les jurés ne savent que penser de toute cette histoire. Les Ruda sont-ils fous et donc incapables de comprendre le mal qu’ils ont fait ? Ou sont-ils conscients et ont-ils agi délibérément ? En tout cas, ils sont persuadés avoir agi sous l’ordre de Satan.

L’enquête fera apparaître un détail important : lorsque la police a retrouvé le corps de Franck Hackert dans l’appartement des Ruda, ces derniers avaient placé une banderole sur lui sur laquelle on pouvait lire « When Satan Lives » (quand Satan vit). Des pièces à conviction sont montrées aux jurés pour prouver que les Ruda s’adonnaient au satanisme : de faux crânes humains, des masques hideux… ainsi que la photographie du cercueil dans lequel dormait Manuela. Les enquêteurs ont aussi retrouvé une liste de seize personnes, seize victimes potentielles, liste bien sûr rédigée par le couple démoniaque. Ce fait prouve la préméditation du meurtre.

Puis, Manuela est appelée à la barre afin de donner sa version des faits sur cette fameuse nuit du 6 juillet 2001. Tout de suite, la jeune femme se montre dans un bon jour et explique, devant des témoins médusés qu’elle n’éprouve aucun remords. Voici l’intégralité de son témoignage : « Nous ne sommes pas des meurtriers. Il s’agissait d’exécuter un ordre de Satan. Ce n’était ni bien, ni mal, simplement un ordre. Nous voulions être sûrs que la victime souffrirait le martyre, pour être plus vite assise à côté de Satan. Daniel et moi nous étions prêts à mourir et à devenir de vrais vampires. Mais la lueur autour du corps de Franck s’est estompée, alors j’ai su qu’il était trop tard pour passer de l’autre côté. »

Dieter Justinsky, le procureur, est scandalisé. Jamais, de toute sa carrière, il n’a vu un tel déploiement de cruauté et de dépravation. Il montre la liste écrite par le couple démoniaque comportant trente noms de futures victimes, des proches, des amis des Ruda, puis se tourne vers Manuela et lui demande si elle aurait été capable d’assassiner un de ses parents. La jeune femme répond sans aucune hésitation que si Satan lui avait demandé de le faire, alors oui elle en aurait été capable.

 

L’avocat commis d’office de Manuela et Daniel cherche à minimiser les faits liés au satanisme, mais n’y réussira pas. Il demandera une peine réduite et un traitement approprié en asile psychiatrique. Mais, Daniel et Manuela se comportent tellement étrangement, que cette plaidoirie ne remporte aucun succès.

Les débats ont duré un mois, durant lesquels Daniel et Manuela Ruda ont nargué les parents de la victime faisant le signe de Satan. Profitant de sa soudaine notoriété, Daniel Ruda a même joué la provocation jusqu’au bout en décidant de se limer les canines durant le procès, afin de les faire ressembler à des crocs de vampires.

Enfin, le 31 janvier 2002, le juge Arno Kersting-Tombroke rend son jugement. Daniel Ruda est condamné à passer au moins quinze ans dans une institution psychiatrique et Manuela Ruda au moins treize ans dans le même type d’institution.

Le couple a divorcé pendant que chacun purgeait sa peine. Manuela a été relâché avant les treize années d’internement pour bonne conduite. Quant à Daniel, il purge toujours sa peine dans un hôpital psychiatrique. Mais, il sortira bientôt de prison, puisqu’il a purgé sa peine. Et le 17 septembre 2017, les journaux parlaient déjà de sa libération, dans une tribune parue sur un journal local qui avait indigné l’opinion publique. En Allemagne, ce fait s’est retrouvé en Une de la presse. Comment se fait-il que la justice allait relâcher dans la nature un meurtrier ? Cet homme a quand même tué une personne et bu le sang de la victime !

 

Daniel Ruda aujourd’hui

 

L’avocat de Daniel plaide aujourd’hui pour sa libération. Il mentionne que son client s’est bien conduit lors de son internement, qu’il n’est pas dangereux, qu’il ne se drogue pas, qu’il ne boit pas d’alcool et que sa mère, âgée de 75 ans, vient régulièrement lui rendre visite et que ces visites se passent bien. Daniel clame vouloir se reconstruire, trouver une femme, se marier, construire une famille. Mais la famille de la victime est choquée que l’on puisse relâcher un tel homme dans la nature, surtout lorsque l’on sait que Manuela est déjà dehors, libre, et que l’on ne sait pas ce qu’elle est devenue.

Cette histoire vraie rappelle qu’il y a environ 7000 satanistes qui vivent en Allemagne, le double en France. Ces satanistes sont de véritables dangers pour eux-mêmes et pour les autres. À tout moment, ils peuvent se donner la mort ou tuer quelqu’un en sacrifice à Satan. Des histoires comme celles-ci sont nombreuses dans les faits divers des journaux du monde entier. Entre ceux qui s’adonnent au satanisme et qui entendent des voix, et ceux qui effectivement passent à l’acte, la frontière est mince. Sans parler de ceux qui perdent la raison parce qu’ils s’adonnent au satanisme. C’est un phénomène qui existe, mais que l’on a tendance à minimiser. Et là, on ne parle pas des réseaux pédosatanistes, que les masses médias nous cachent… Il faut combattre tout cela, il faut combattre le Nouvel Ordre Mondial que l’on veut nous imposer, et ce combat est spirituel. Satanisme, islamisme, inversion des valeurs humaines, l’argent qui devient le centre du monde, banquiers qui ont pris le pouvoir, l’éducation des enfants, mensonges des médias, mensonges des États… les combats sont nombreux mais l’ennemi est Satan.  

Sources : lifedeathpuzes.compourrimedias.fr