Le foie de Piacenza : c'est quoi exactement?

Foie de p

e foie de Piacenza. Datant du 2 ième ou 3 ième siècle av. J.-C., il était utilisé comme un « repère » par les haruspices (« devins ») étrusques, lorsqu’ils pratiquaient l’hépatomancie -la divination dans les foies de moutons sacrifiés. Il se présente sous la forme d’une plaque de bronze en forme de foie, recouverte d’inscription en étrusque (figurant les noms de différents dieux), et ressemble de ce fait de façon plus ou moins lointaine à une planche de ouija (bien qu’il n’ait jamais été associé à un curseur mobile).

De tels modèles de foie ont été très répandus dans l’Antiquité, chez les civilisations étrusque, romaine, mais également sumérienne et babylonienne.

Bien que certaines sources affirment qu’un outil similaire fut utilisé dans la Rome et la Grèce Antique, notamment par les pythagoriciens, il n’existe aucune trace de ouija au sens strict avant la fin du XIXème siècle. En effet ce n’est que bien plus tard, à l’époque moderne, que le ouija apparut réellement.

Le milieu du XIXème siècle connut un fort engouement pour le spiritisme, perçu comme une nouvelle science qui, pensait-on, permettrait bientôt aux hommes de communiquer avec les morts. Un très grand nombre d’outils virent le jour ; ils permettaient d’obtenir facilement des messages de l’au-delà, sans avoir obligatoirement recours à l’intervention d’un médium.

À partir des années 1870, les adeptes du spiritisme mettent au point divers systèmes mettant en jeu une aiguille désignant des lettres et des chiffres écrits sur un support. Certains de ces outils sont des bricolages plus ou moins empiriques ; on peut notamment citer le psychographe de Hudson Tuttle créé en 1880, ou le cablegraphe de George Foster Pearson datant lui de 1900. D’autres instruments (comme les spiritoscopes du professeur Robert Hare) sont eux d’une très grande complexité et visent à écarter toute possibilité de tricherie.