Un incroyable tombeau découvert à Louxor révèle de nouveaux trésors

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Source : https://www.maxisciences.com

 

En fin de semaine dernière, le Ministère des Antiquités égyptiennes a dévoilé un extraordinaire ensemble de découvertes effectuées dans l’actuelle ville de Louxor. Entre autres merveilles, les archéologues ont mis au jour deux sarcophages, renfermant pour l’un d’eux la momie d’une femme, probablement nommée Thuya.

 

Héritière de l’antique cité de Thèbes, l’actuelle ville de Louxor - située sur la rive droite du Nil, à environ 700 kilomètres au sud du Caire - constitue l’un des principaux sites archéologiques égyptiens. Celle qui accueille chaque année plus de quatre millions de touristes, attire par la richesse exceptionnelle de son patrimoine. Outre un temple majestueux - aux abords duquel trônent fièrement sphinx, statues monumentales et même obélisque jumeau de celui qui orne la place de la Concorde de Paris - voici que Louxor révèle de nouveaux trésors issus de l’antiquité.

L’annonce a été faite en fin de semaine dernière, dans le cadre d’un évènement organisé pour la presse par le Ministère des Antiquités égyptiennes. Samedi dernier, le Ministre Khaled al-Anani en personne a dévoilé - entre autres merveilles cinq masques ornés de motifs aux couleurs éclatantes.

Des fouilles longues et difficiles

Ces trésors ont été mis au jour après cinq mois de travail acharné. De longues semaines d’excavation ont été nécessaires pour atteindre le tombeau, bâti au cours du Moyen Empire égyptien. Cette période a débuté aux alentours de l’an 2033 avant notre ère, et s'est achevée environ 250 ans plus tard.

Selon les spécialistes locaux, il s’agirait du tombeau de Thaw-Irkhet-If, responsable présumé des opérations d’embaumement du temple de Mout, à Karnak. La sépulture a été retrouvée ornée de magnifiques peintures, et renfermant pas mois d’un millier "d’ouchebtis", des statuettes funéraires faites de bois et d’argile.

Une mystérieuse dépouille féminine

En plus de ces trésors, des archéologues de l'Institut français d'archéologie orientale (IFAO) et de l'Université de Strasbourg ont mis au jour, non-loin de là, deux autres sarcophages, scellés durant la XVIIIe dynastie égyptienne. À l’intérieur de l’un d’eux : la dépouille quasi-intacte d’une femme momifiée, certainement prénommée Thuya. Une identité qui reste encore incertaine, comme le concède à l’AFP le responsable du service presse du Ministère des Antiquités égyptien, Nevine Aref.

L’Égypte semble décidément loin d’avoir achevé de révéler ses mille et unes merveilles. Juste avant ces dernières annonces, c’était par exemple la découverte de dizaines de momies de chats et de scarabées que les archéologues avaient dévoilée, cette-fois sur le site de Saqqarah. Riche d’un passé antique fastueux, l’Égypte promet à l’archéologie un avenir certainement tout aussi éclatant.