Le livre des morts : Croyance religieuse de l'ancienne Egypte

Ani chap125

Il s'agit de rouleaux de papyrus, recouverts de formules funéraires, placés à proximité de la momie ou contre celle-ci, dans les bandelettes. Ces différents exemplaires du Livre des Morts ne sont pas tous identiques, car le bénéficiaire choisit les formules qui lui conviennent, probablement en fonction de ce qu'il peut s'offrir car ces manuscrits représentent un investissement non négligeable.

Certains peuvent donc être courts, alors que d'autres reproduisent l'ensemble, ou presque, du corpus.

Au cours de son voyage dans le monde souterrain, le défunt rencontre une multitude de divinités dont il se doit d’attirer les bonnes grâces pour qu’elles lui soient favorables. Armé de son exemplaire du Livre des Morts, le défunt sait toujours qui il rencontre et ce qu’il doit lui dire pour avoir un pouvoir magique sur lui

Dans le recueil du Livre des Morts, les Égyptiens ont fait cohabiter deux représentations de la mort. Elle y est vue comme soit comme un ennemi à combattre juridiquement soit comme une mère bienfaitrice. Ces deux aspects ne s'opposent pas mais se rejoignent en une seule thématique funéraire ; celle de la régénération des défunts dans le monde de l'Au-delà.

Dans la formule 125 du Livre des Morts la thématique de la mort-coupable trainée devant un tribunal est quelque peu modifiée. La base reste la même car le mort sort du tribunal victorieux. Il devient un Akh glorieux. Il reste mort mais dans le royaume d'Osiris il conserve son identité et un rang social équivalent à celui de son vivant. Cependant le mort n'est plus un plaignant mais un accusé qui doit prouver son innocence. Son cœur est placé sur une balance, le contrepoids étant la Maât. Il doit, en outre, réciter une longue liste de péchés qu'il est censé ne pas avoir commis. Celui qui ne passe pas cette épreuve est dévoré par le monstre Ammit.

Les secrets cachés du livre des morts Egyptien : un documentaire à découvrir !