Le OUIJA et le pouvoir de l’inconscient !

Planche ouija test

Sidney Fels, chercheur de l’université de Colombie-Britannique, a décidé de se pencher sur le ouija après avoir observé des étudiants étrangers jouer avec la planche à une soirée d’Halloween.

 

« C’était la première fois qu’ils en voyaient une, ils n’arrêtaient pas de demander où était la batterie », se souvient en souriant ce professeur d’ingénierie électrique et informatique.

 

« Je leur ai expliqué le principe en laissant l’effet idéomoteur de côté parce que c’était Halloween, et quand je suis revenu des heures après, ils étaient encore en train de jouer, totalement subjugués par les réponses du ouija »

 

. Fels s’est alors demandé si nos mouvements musculaires inconscients ne disaient pas quelque chose de notre savoir inconscient.

 

Avec Ronald Rensink, professeur de psychologie et de science informatique, et Hélène Gauchou, chercheuse en psychologie, il met au point une première expérience avec un robot.

Les chercheurs disaient aux participants que le robot mimait les mouvements d’une personne placée dans une autre pièce, de manière à ce qu’ils croient ne pas être seuls à contrôler le ouija, alors que le robot ne faisait qu’amplifier leurs propres mouvements.

 

Les participants devaient répondre à des questions fermées, du type : « Est-ce que Buenos Aires est la capitale du Brésil ? » Quand ils n’utilisaient pas le ouija, leur taux de bonnes réponses était d’environ 50 %. Mais quand ils utilisaient le ouija, ce taux atteignait les 65%. « Cela implique que notre inconscient en sait beaucoup plus que nous ne le croyons », souligne Fels.

 

Lui et Rensink ont depuis été obligés d’abandonner le robot à cause d’un problème technique. Les participants jouent maintenant avec un autre être humain, complice des deux chercheurs.

 

Puis les chercheurs bandent les yeux du participant et le complice retire discrètement ses doigts de la planchette, afin de créer les conditions du « mode pilote automatique » voulu, de faire croire au participant qu’il n’est pas seul à contrôler le jeu.

 

« En général, les participant continuent d’accuser le complice de bouger la planchette », s’amuse Fels.

« Cela prouve que les gens sont vraiment convaincus qu’ils ne sont pas responsables de son mouvement ! »

 

Et si, à défaut d’ouvrir les enfers, le ouija ouvrait les limbes de notre cerveau ?

#Soso

Source: Ulyces.